Osheaga: merci à Iggy et bravo à The Killers!
Le festival avait commencé sous la pluie, mais c’est finalement sous un beau ciel étoilé que cette première journée d’Osheaga s’est terminée, après les prestations du tonnerre d’Iggy and The Stooges et The Killers.
La pluie n’a pas gâché une fin de soirée endiablée, alors qu’Iggy et son groupe sont venus injecter un peu d’énergie à une foule qui n’attendait que ça.
Durant une heure, il s’est démené sur scène, torse nu, bien évidemment. Criant, échangeant avec la foule, lui et son groupe ont enchaîné les succès. « 1969 », « No Fun » et « I Wanna Be Your Dog » ont comblé les fans du groupe, de même que les gens qui ne connaissaient pas la folie d’Iggy.
The Killers est venu mettre un terme à la soirée avec une grande performance. Toujours à la limite du « rock-kitch », le groupe de Las Vegas est sans contredit le maître du glamour rock. Les gens présents étaient là pour les entendre et ils n’ont pas été déçus, alors que The Killers a chanté la majorité de leurs succès. Les éclairages et la bonne sonorité ont contribué au spectacle.
Quelques heures auparavant, on a eu droit à la prestation du groupe anglais Spiritualized, qui n’était pas sans rappeler Oasis. Non pas dans les compositions, mais plutôt par sa performance sur scène. Une belle découverte.
Do you speak french ?
Gros, gros problème à ce festival: la place du français. Tant sur scène qu’aux kiosques, il semble que savoir parler la langue de Molière était loin d’être une priorité!
Dès notre arrivée en début d’après-midi, on a pu constater que tout se passerait en anglais sur le site du parc Jean-Drapeau.
À l’entrée, des gardes de sécurité unilingues anglais dirigeaient les gens. Aux endroits de restauration, les jeunes préposés avaient toutes les misères du monde à nous dire le prix en français. Même problème quand on demandait des renseignements aux responsables de l’information.
Le groupe N*E*R*D a même crié à la foule qu’il se foutait bien que les gens parlent français. « We are in Canada, no? So give me a real Canadian energy! », demandait le chanteur Pharell Williams, sous un mélange d’applaudissements et de huées. Franchement, s’il n’y avait pas eu les efforts d’Iggy (« J’ai besoin de votre amour! »), on ne se serait pas cru à Montréal, mais plutôt en banlieue de Toronto!
manon lachance
Commentaire mis en ligne le 14 août 2008Franchement je suis tout à faite d'accord avec ton article. Je suis déçue de l'attitude de N.E.R.D. mais Iggy Pop et les Killers étaient vraiment en feu!!
Très bon spectacle, très bon article.